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Simon Duchêne, pilote Elite fidèle à Besançon depuis toujours stoppe sa carrière. Nous lui donnons la parole une dernière fois où il nous fait part de sa situation actuelle, sa vision des choses et de ses projets…

 

Simon, tu arrêtes la compétition. Pourquoi maintenant ? C’était prévu ?

Oui c’était prévu en début de saison. D’abord parce que je suis devenu papa en Août 2015 et aussi parce que je ne suis jamais parvenu à retrouver mon meilleur niveau suite à ma chute pendant la coupe du monde de Berlin et c’était frustrant. Je voulais faire une dernière saison correcte en Coupe de France avant de stopper. Je ne voulais pas continuer pour rouler derrière car je n’aime pas ça donc il était temps car les jeunes roulent trop vite maintenant . Je savais que c’était la fin donc j’y étais préparé, ça va me faire bizarre quand la saison va reprendre mais c’est le jeu !

 

Niveau émotions, tu en es à quel niveau ? Que se passe-t-il quand tu te lèves le matin ? Ta vie a changé ?

Quand je me lève le matin, je donne le biberon… Forcément ma vie a changé puisque je n’ai plus à m’entraîner quotidiennement et que la famille s’est agrandie. C’est différent mais j’ai le temps de faire pas mal de sport quand même.
Niveau reconversion, comment ça se passe ? Que fais tu ? Que voudrais tu faire ?

Depuis cette année, je travaille au sein du club des Pennes Mirabeau. J’entraîne la section PERF tous les jours, j’encadre les groupes le mercredi et je vais coacher l’équipe DN1 des Pennes cette saison. Je suis content car je reste dans cette branche de haut niveau et c’est ce que j’aime. Je fais aussi de la photo sous le nom de SDSHOT et ça commence à marcher gentiment. Je continue aussi de rouler pour Pride et Frenchys afin de leur donner des retours. Merci à eux d’ailleurs et à Dorian notament.

 

Tu es resté sur Aix, même après l’arrivée de SQY.  Ton regard sur la structure parisienne par rapport à celle d’Aix ? Aix va-t-il disparaitre ?

En effet j’ai fait le choix de rester à Aix pour une raison super simple, j’y étais installé avec Déborah (sa compagne, NDLR), elle y avait du travail et je ne voulais pas monter vivre à Paris dans une chambre. Et il y avait tout pour continuer de s’entraîner convenablement à Aix.

Aujourd’hui la structure Parisienne est top, salle de musculation, piste, entraîneurs et le groupe de pilote également. Après pour connaitre le site d’Aix en Provence, ce dernier n’a pas grand chose à envier à Saint Quentin et en plus il y fait souvent beau et chaud

 

 D’un point de vue extérieur, on a l’impression que le BMX change, que les courses sont plus rares et que les pilotes sélectionnent leurs courses. On a l’impression que les Coupes de France et d’Europe n’ont pas de prestige. Ton avis ?

Bien sûr que le sport change, il se professionnalise doucement et c’est bien. Pour ce qui est du prestige des courses je pense que les deux années pré Olympiques y étaient pour beaucoup. Les Coupes d’Europe sont effacées au profit du championnat d’europe sur une course.

 

 Si tu devais revivre ta carrière, tu changerais des choses ? 

Je suis du genre à me donner à fond à l’entraînement, donc j’aurais pas grand chose à changer. Juste peut être à écouter un peu plus mon corps quand j’étais fatigué et bosser encore plus dur pour accélérer plus fort, çà m’a manqué en coupe du monde..

 

Petite projection, il se passera quoi en 2020 ? Pour le BMX et pour toi ?

C’est dur de se projeter mais je serais un grand photographe, je gagnerais des triathlons (rires) et j’entrainerais quelques pilotes dans un future pôle à Aix en Provence. (Scoop ?)

 

Les personnes incontournables dans ton entourage ? Un dernier mot ?
Déborah et mon fils Loïs, Lorin (Martinez) et Coraline, parce qu’on mange ensemble tous les jeudi, mon pote Antoine avec qui j’ai commencé à m’entraîner sérieusement mais aussi avec qui j’ai passé le plus de temps à faire le c.. je pense , mes parents bien entendu sinon rien de tout ça n’aurait été possible, David Quichante qui m’a appris à rouler droit ! Julian Perrier avec qui je me suis tiré la bourre à l’entraînement et qui a abouti à notre première sélection en Equipe de France ensemble (c’etait fou !)

 

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Bonne route Simon…

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le 7 novembre 2016.

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