DR, les initiales du pilote AA PRO qui a dominé la saison aux US. Après sa victoire en cruiser aux World à Sao Paulo, les NBL Grands gagnés et son podium au Supercross UCI de San José, il répond aux questions de son compatriote Gary...
BMX2DAY | La saison n’est pas encore terminée, et c’est déjà une réussite. Peux-tu nous rappeler tes résultats depuis le début de l’année ?
Donny Robinson | Cette année a été super. De grandes choses me sont arrivées et je n’ai plus le fardeau de « performer » et je peux avoir du plaisir quand je roule. Ma saison a commencé au Christmas classic où j’ai eu 3 seconde places et une troisième. Puis au Nevada, j’ai eu mes premières victoires à la course UCI et NBL. J’ai continué à engranger les victoires en UCI, NBL et ABA et j’ai gagné le titre UCI du continent nord américain à South Park en juillet. Après, au Brésil, j’ai obtenu le titre Elite Cruiser que je voulais tellement en mémoire de Mario Soto (ndlr. Ancien coéquipier sur Powerlite décédé il y a 6 ans.) Mon prochain objectif était le titre NBL mais j’avais un point de retard sur Kyle Bennet. Il fallait atteindre la finale et après le battre d’une seule pour obtenir le titre. On était côte à côte sur la grille, et nous étions tous les deux un peu nerveux. J’ai eu un peu de chance lors de cette finale, et j’ai pu gagner le titre que je ne réalise pas encore. Enfin, j’ai terminé deuxième à San José avec une énorme couverture télé qui n’était pas un mauvais résultat. Maintenant j’ai envie d’une pause pour me recharger et être capable de gagner encore des titres.
Quel titre savoures-tu le plus, celui de Champion du Monde cruiser ou Elite NBL ?
C’est une question difficile : être champion du monde est prestigieux, mais ce n’est qu’une course. Pour le titre NBL, il faut être bon toute une saison. Le fait de gagner à Sao Paolo me touche beaucoup car Mario Soto l’avait eu auparavant. Mais tous mes résultats cette année sont importants vu l’effort que j’ai mis en œuvre, pour les obtenir et que je suis juste content de pouvoir rouler.
Comment est-ce que tu t’es entrainé pour atteindre tes objectifs ?
Il m’a fallu 17 ans pour être au niveau où je suis et je crois que j’y suis arrivé par étapes. J’ai d’abord dû me prouver lors de mes années amateurs sur le team Powerlite. Maintenant comme élite, il fallait recommencer par le début et Will Rells de Formula m’aide à réaliser que je peux réussir en tant que professionnel. Je n’ai jamais douté de mes capacités ; mais je ne remplacerai jamais toutes les larmes et les douleurs que j’ai eues pour en arriver là.
Est-ce que tu as un entraineur perso et est-ce que tu roules avec d’autres pilotes la semaine ?
Oui, j’ai un entraineur qui s’appelle German Medina de Bogota, Colombie. Il était l’entraineur de Mario et je suis content de travailler avec lui. Nous travaillons bien ensembles et c’est l’une des premières raisons pour lesquelles j’ai obtenu des résultats cette année. Par contre, je n’ai qu’un seul ami avec qui je roule de temps en temps, mais je m’entraine souvent tout seul. Je ne fais que de la route, car je n’ai pas de piste locale depuis au moins 5 ans ! Ils sont en train d’en construire une nouvelle, donc je suis tout excité.
Quel est le point le plus important dans un programme d’entrainement ?
Le mental du pilote. Tu peux avoir un super programme d’entraînement, mais sans le mental pour te pousser toujours plus loin, ça ne marchera jamais. Aussi, j’ai vu des pilotes sans réels plans ni entraîneur, qui font leur propres entraînements, et gagnent des courses parce qu’ils donnent tout à chaque sortie.
Comment as-tu fais le bond de champion de monde Junior à Louisville à celui de champion NBL élite toujours à Louisville ? Est-ce que c’est juste la ville ?
Louisville est une bonne ville pour moi. C’est drôle, mais juste avant ma demie il y a deux semaines, j’ai entendu une chanson de Lynard Skynard et je savais que j’allais gagner car après avoir gagné le titre junior à Louisville nous avons écouté que du Lynard Skynard, moi et Big E de Powerlite, pendant tout le trajet pour rentré en Californie c'est-à-dire 35 heures de route. Mentalement j’étais au top les deux fois, donc je savais que c’était le bon jour puis je voulais simplement me faire plaisir sur le vélo.
Quelle importance donnes-tu au vélo concernant tes victoires ?
Les vélos Formula ont été un grand succès pour moi. Tout le monde a des préférences sur la géométrie et les métaux à utiliser et quand ils peuvent choisir eux-mêmes ils ont plus de confiance, donc leurs performances s’améliorent. Formula peut faire n’importe quelle taille avec de l’alu ou chromo donc c’est forcement meilleur. Mon vélo, c’est le vélo qui m’a toujours réussi le mieux lors de ma carrière.
Est-ce que Formula va commencer à produire les vélos complets ?
Formula a des surprises qui vont bientôt arriver et si tout va comme prévu Formula va être un leader incontesté dans le BMX du futur. C’est que la première année, donc il y a toujours une grande marge de progression.
Est-ce que tu vas venir au Roc pour la course UCI et penses-tu rouler sur d’autres courses en France dans le futur ?
Oui, je viens en France pour la course et je crois que ça va être génial. Ca va être un show et j’espère me faire remarquer lors de ma visite. Si le temps me le permet, j’aimerais bien aussi venir rouler sur des courses en France et rouler avec les meilleurs français.
Quel est la meilleure piste selon toi , là où tu aimes rouler ?
J’ai réellement aimé la piste à San José. Elle était technique, mais roulait vite, donc c’était bon. Mais qui sait, je dois encore rouler sur des pistes françaises pour me faire une bonne décision.
Si tu pouvais gagner "Les Jeux" mais n’être plus jamais capable de rouler sur une course, est ce que tu choisirais la victoire ?
Je ne donnerais rien au monde pour la chance de rouler sur mon vélo mais si le sport va dans la direction qu’il faut le gagnant des Jeux Olympiques aura peut être la possibilité de raccrocher suite à sa victoire. Mon objectif est de me faire plaisir dans un sport que j’ai adoré toute ma vie, la médaille d’or ou pas je le ferai jusqu'à ma mort.
Des remerciements ?
D’abord Jésus Christ pour ma belle vie. Ma famille et ma copine, mon entraineur German, Big E et Will Rells pour avoir aidé ma carrière. Mes sponsors Formula Bicycles, Monster Energy, FLY Racing, FSA, Kicker Audio, Ogio, Tioga Tires, Tektro Brakes, Answer, CytoSport, ACS, Shimano, 661, Sun Ringle, T.H.E and SponsorHouse.com. Tous les parents et enfants qui me supportent et Bmx2Day.com pour l’interview.
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