Aujourd’hui, nous allons vous présenter Sylvain Duployer. Président de la Commission Nationale de BMX (CNBMX) au sein de la Fédération Française de Cyclisme (FFC), car nous avons pensé qu’il était temps de faire un point avec notre discipline, vu du côté de nos dirigeants, mais surtout à l’aube des Jeux Olympiques, épreuve pour laquelle à Pékin (Chine), le BMX sera présent pour la première fois.
Comme tous les dirigeants, M Duployer doit faire face à des soutiens et évidemment des critiques. Il était donc temps de dresser un bilan, de discuter sur les positions et décisions de la CNBMX, d’autant plus que les élections fédérales de 2009 arrivent à grands pas et qu’il va y avoir du remue ménage dans le paysage « bicrossitique ».
C’est en toute quiétude que cet homme affronte toutes nos questions et se livre comme il ne l’a jamais fait pour un média du BMX. Des JO, en passant par les pédales automatiques, les changements de catégories et le futur, tout y passe… on pourra ainsi stopper toute spéculation sur certains dossiers et sujets bouillants qui animent souvent les forums de BMX et les pourtours de pistes.

 « Bonjour Sylvain ! Première chose, nous tenons à préciser que cette interview se fait dans le but très simple de découvrir le responsable de notre sport en France, ce qui est la moindre des choses avant de commencer mais aussi d’aborder tous les sujets qui concernent le BMX en toute sérénité.

ZOOM+[BMX2DAY] Tout d’abord, nous allons commencer par une présentation classique, nous aimerions également savoir de quelle manière vous êtes arrivé dans le milieu du BMX ?

[Sylvain Duployer] Comme de nombreux bénévoles dans ce sport – mon fils Benoît – a pris un jour le virus du "bicross" (à l’époque) et tout naturellement je me suis impliqué petit à petit.

Comment peut-on se prendre de passion pour le BMX lorsque l’on est parent, et qu’est ce qui pousse à prendre des responsabilités dans le milieu en tant que membre d’un bureau voire président jusqu’à devenir Responsable de la Commission Nationale de BMX ?


Je pense que ceci se serait produit pour moi pour n’importe quel autre sport. J’ai pratiqué depuis mon plus jeune âge l’athlétisme en demi fond à un très bon niveau national, puis je me suis tourné vers le sport automobile qui reste mon sport favori. J’aurai pu prendre des responsabilités dans un de ces sports ou un autre, le hasard de croiser le chemin du BMX a fait le reste.

Vous avez été également organisateur des championnats d’Europe 95 et 2003, du championnat du monde à Vallet 99 ou encore de la Coupe de France en 2007… de belles réussites à chaque fois ! Quelles sont les clés du succès ?


Il est clair que je me plais à bien organiser des épreuves de haut niveau. Avant 1995 j’ai été présent sur de nombreuses organisations européennes avec un œil très critique (toujours avec à l’esprit de copier ce qui se fait dans le sport auto et autres sports). Ceci nous a conduit à donner une autre dimension à ce Championnat d’Europe 1995 avec un soin particulier tout d’abord sur la construction du site de Vallet conçu dans le but de recevoir des très grandes épreuves avec  un look adapté à un évènement international. On a vu par la suite une amélioration tous azimuts sur les organisations en France et en Europe. Une fois la conception du lieu réussie (merci aussi au soutien de la municipalité) il faut que l’équipe qui entoure ces projets soit soudée et accepte de se lancer dans ces challenges à répétition.
Depuis 1987 date de création du BMX club de Vallet il y a toujours 50% des membres du bureau présents depuis la fondation du club après les grosses organisations 93 / 95 / 97 / 99 / 2005 Bercy certains étaient là aussi ! et la Coupe de France2007.


Pouvez-vous nous donner un avis ou des réflexions sur les Worlds à Bercy en 2005, un retour aux sources pour les plus anciens et un moment magique pour les personnes présentes ?

Bercy restera pour moi une expérience extraordinaire. Pourtant j’ai douté un moment quand j’ai repris très tardivement le dossier…vide. J’ai pensé à un moment qu’il fallait aller organiser ce Championnat du Monde ailleurs qu’à Bercy tant les contacts avec la Ville de Paris étaient inexistants, les finances aléatoires. Nous étions à cette époque en peine accession aux J.O pour la ville de Paris et je pense avoir à un moment donné, ouvert le verrou indispensable à une écoute des plus hautes instances de la municipalité de la capitale. Il aurait été en effet de mauvaise augure que la ville de Paris ne puisse recevoir les worlds organisés sous la bannière de l’UCI , dont le Président n’était autre que H. Verbrughen, membre du CIO, votant pour les candidats aux J.O 2012.

Vous étiez déjà responsable de la CNBMX à la fin des années 90, puis il y a eu la période avec M Jean-Pierre Thellier, et vous êtes de retour depuis trois ans, que s’était-il passé à l’époque ?

Après Les Worlds de Vallet qui avaient été un grand succès sur l’approche de divers partenaires qui souhaitaient rebondir, j’étais en mesure de réunir un financement très important pour organiser Bercy avec l’association "Promosport Evènement" .
J’ai commencé à lancer l’opération et essayer d’entrainer le comité Ile de France, vu que cette épreuve se déroulait sur son territoire. Il y a eu dès le départ un blocage de JP Thellier qui voyait une opération commerciale et la suite n’a été que calomnies à répétitions rélayées à ce moment là par le Président de la CNBMX et VTT, F. Scavini. J’ai préféré "claquer"  la porte que de continuer dans ces conditions. Résultat : un énorme gâchi pour le BMX, un Bercy qui devait être organisé par l’IDF et bien sur rien (on a vu ensuite ce qu’il en était pour les worlds 2005). A noter que ces personnes ont quitté la Fédération… et que je suis revenu.


Lorsque vous prenez du recul, comment voyez-vous le BMX dans son ensemble, son état d’esprit, sa façon de fonctionner, son évolution ?

Le BMX a beaucoup évolué ces dernières années et les anciens pilotes (Super Class de l’époque) peuvent en témoigner. L’état d’esprit n’est bien sûr plus du tout le même et on peut tous le regretter, mais il faut bien savoir ce que l’on veut. On ne peut pas vouloir être au JO et fonctionner au niveau national comme il y a vingt ans. Par contre je reste persuadé qu’au niveau des régions, départements, clubs il y a moyen de garder ou de retrouver cet état d’esprit des années 80.


Pendant vos présidences, on vous doit (avec votre équipe) la suppression des catégories espoirs, des 8 ans et moins et la mise en place de la catégorie nationale en 1998, peut-on avoir des explications sur ces décisions ?

La suppression des catégories 8 ans et moins a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le corps médical consulté avant que ne soit pris cette décision nous soutenait dans notre démarche ainsi que bon nombre d’entraineurs. Le rythme d’entrainement et le nombre de compétitions nationales et internationales que certains "champions" de cet âge étaient tout simplement ahurissants. Combien en reste t’il aujourd’hui ? Il nous faudra un jour aller plus loin, certains nous le demande et nous reproche de ne pas avoir continué notre démarche.
La création de la catégorie au départ junior national avait pour objectif de réunir les meilleurs et de les préparer à leur entrée en catégorie élite. Le but a été atteint seul le nombre est resté trop limité et la décision a été prise plus tard d’élargir cette catégorie. Sur le plan purement sportif, ce fut une bonne décision, sur le plan organisationnel c’est trop compliqué. L’idéal serait d’avoir 60 à 80 pilotes de bon niveau dans cette catégorie junior national.


Par rapport à ces décisions, elles ont été prises à une époque où le nombre de licenciés était largement inférieur à aujourd’hui… dans les comités on voit finalement l’apparition de plus en plus de catégories "novices" ou "espoirs" faire leur retour… est-ce donc inévitable ?

Je pense que si les effectifs continuent d’évoluer lentement mais surement il faudra créer un échelon "novices". C’est un peu cela qui se pratique avec succès sur les samedi inter clubs. J’ai rencontré dernièrement un ancien pilote de haut niveau, père d’un jeune enfant, qui me disait qu’il ne voudrait pour rien au monde passer tous ces dimanches du matin au soir autour d’une piste de BMX. Il y a autre chose à créer pour satisfaire un bon nombre de parents qui partagent ce point de vu. Encore une fois regardons ce qui se pratique dans d’autres sports.

D’après vous, comment peut-on expliquer le regain d’intérêt pour le BMX après la chute vertigineuse qui a été enregistrée au début des années 90 et la montée en puissance du VTT ?

L’évolution de la structuration dans les comités, les clubs ( éducateurs BF et entraineurs BE ) a été un élément prépondérant à cette augmentation. La confiance des parents est l’élément déterminant à la prise de licence. La courbe d’évolution lente mais régulière me satisfait et permet à chacun de prendre le temps de se préparer. Les augmentations plus rapides que la mise en place des structures vues dans d’autres sports (effet JO ou worlds) sont des exemples à ne pas suivre.

Avec 12 000 licenciés on arrive environ aux mêmes chiffres qu’il y a 20 ans, sauf que de nos jours les freestyleurs sont de leur côté… mais avec une médiatisation beaucoup moins importante qu’à la fameuse époque de Bercy et la folie des années 80… pourquoi le BMX ne rentre plus dans les critères de ceux d’il y a 20 ans où le BMX était présent partout ?

La médiatisation était différente à cette époque et relativement importante au niveau national. Il y avait Bercy effectivement qui assurait 100/100 de notre médiatisation. Aujourd’hui il y a de nombreux reportages autour de nos pilotes de haut niveau disséminés dans nos régions, ce qui était moins le cas à cette époque et autour de nous nous retrouvons à nouveau des personnes qui découvrent ce sport dont ils ignoraient tout. L’effet J.O si nous avons des podiums doit encore améliorer ceci.

Quel est votre avis sur le retour des pédales automatiques l’année dernière alors que la France avait pris une position nette et précise, surtout après l’accident de Frédéric King qui avait ému toute la famille du BMX ? (NDLR : juste une précision, rien ne prouve pour l’instant que ce système de pédales est impliqué dans les conséquences de la chute du pilote azuréen…mais l’émoi suscité à ce moment-là avait provoqué un amalgame évident, chacun possédant ensuite sa propre version).

Nous avons été contraint de suivre le mouvement sinon nos pilotes de haut niveau ne seraient pas là ou ils sont. Sur le plan personnel je ne suis pas un partisan des "autos", et je trouve que le BMX a perdu une partie de son âme. Je reste persuadé aussi que dans certaines chutes cela est obligatoirement plus dangereux.

L’arrivée des DN à suscité beaucoup de passions sur les forums de BMX, autour des pistes et fait encore parler…nous aimerions savoir dans quelles conditions ce projet a été mis en place, pourquoi, quel en est le but principal et finalement quelles sont les conditions de vie financières et techniques de cette nouvelle formule ?

Ce projet a été mis en place à l’initiative de la CNBMX, largement plébiscité par la Fédération et la DTN. Il est le résultat aussi d’une réflexion menée avec des personnes qui ont fait partie d’un groupe de travail et qui ont souhaité s’impliquer dans ce projet. Au final, je suis persuadé que grâce aux discussions parfois animés nous sommes tous arrivés à un résultat dans un délai relativement court à un résultat plus que satisfaisant. Au seins des Conseils Régionaux et Départementaux il y a des lignes budgétaires qui sont réservées aux clubs de haut niveau. Ceci n’affecte en rien les autres subventions dont pouvait bénéficier un club Les conditions de vie des pilotes se sont et vont encore s’améliorer, pour la première fois le BMX va avoir accès à des financements réservés à d’autres.

On a souvent l’impression qu’en BMX, on s’occupe trop souvent du haut et pas assez de la masse, en effet, l’évolution du BMX est passé ces dernières années par l’investissement très important de pilotes dans des emplois, mais aussi de responsables de clubs, de comité sans qu’il y ait une véritable homogénéité au niveau national… pourquoi n’est-il pas possible de rendre les choses générales… on parlait des "novices" tout à l’heure, en ce moment c’est le timing des compétitions régionales qui prend une nouvelle formule comme en IDF, RHA, PRO et ailleurs récemment.. ?

Le turn over existant dans le BMX est beaucoup trop important. Ce sujet doit être traité en priorité par la prochaine commission. Il faudra offrir aux pilotes qui ne recherchent pas obligatoirement le haut niveau une alternative avec des compétitions adaptées à un niveau régional voir interrégional. Une ouverture vers le milieu scolaire est également envisagée, des actions  avec ASO sont déjà en cours  Par contre il est clair que ceci ne peut se faire qu’avec l’aide et la volonté des CRBMX.

On tient tout de même à rappeler que vous avez mis en place des réunions d’informations par quart de France pour apporter les nouveautés à tous, pourquoi dans 99,99999 % des cas les pilotes sont rarement présents ou investis dans ce type de confrontations ?

Les commissions régionales ont-elles intégré des pilotes ou ex pilotes dans leurs effectifs ? Certaines oui et ça fonctionne très bien donc je ne suis pas d’accord avec le 99,99999 %. Pour d’autres qui ne rassemblent dans leurs effectifs que des dirigeants "grisonnants" ils faudra absolument revoir cette situation s’ils ne veulent pas aller droit dans le mur. Nous voyons régulièrement des Pascal Boudin, Anne Praud, etc... et bien d’autres s’impliquer fortement dans les actions de leurs comités.
Si tu as d’autres noms qui te viennent à l’esprit


Comment évaluez vous vos rapports avec les pilotes des catégories officielles, votre fils Benoît vous donne-t-il des conseils et comment vous organisez-vous pour échanger des idées avec eux ?

Je reste à l’écoute de tout pilote qui souhaite s’entretenir d’un sujet avec moi. Benoît suis toujours de très près ce que nous faisons au niveau national et bien sur nous échangeons souvent sur le sujet des pistes, des organisations. Je serais très heureux qu’un ancien pilote de haut niveau des années 90 vienne nous rejoindre dans la prochaine équipe. Un appel est lancé.

Sortons un peu de la France, notre nation reste-t-elle une nation forte du BMX vis à vis de l’UCI, avons-nous du poids, si oui ou non dans les deux cas pourquoi et comment ?


Les relations avec l’UCI sont difficiles depuis plusieurs années avec la Fédération et très tendues en ce moment avec la suspension administrative en cours. En ce qui concerne le BMX nous sommes écartés de toutes les décisions car nous n’avons aucun membre qui siège à la commission UCI BMX. Sur le plan sportif nous sommes reconnus comme nation forte, je pense que c’est là l’essentiel. Si nous occupions des postes clé au sein de l’UCI BMX nous aurions certainement d’autres problèmes à régler, mais de là à être écarté de tout.

Cette année, les JO donc avec la certitude que certains français vont défendre fièrement leurs chances… serez-vous présent en Chine, intervenez-vous un moment ou un autre sur les décisions sportives de l’entraîneur de l’équipe de France et son adjoint ?


Je ne  serais pas présent en Chine et je vais suivre comme beaucoup d’entre nous cela derrière le petit écran. La CNBMX et son Président n’interviennent à aucun moment dans les choix stratégiques de l’entraîneur cela dit Fabrice Vettoretti est invité et présent à toutes nos réunions. Il participe aux débats et fait bénéficier la commission de son expérience.

La Fédération a été condamné récemment suite à un procès remporté par un ancien cycliste sur piste, cette décision a-t-elle des répercussions sur le BMX en France, son organisation, ses projets et son futur ?

La Fédération  a été condamnée pour un manque d’information sur la possibilité de contracter l’assurance complémentaire (indemnité complémentaire). Il n’y aura pas de conséquences pour le BMX plus que pour d’autres disciplines de cyclisme. Les conséquences sont financières pour la Fédération qui doit assumer cette lourde charge.

Justement, à ce propos, une compétition récente a enregistré 250 blessés et une autre seulement 5, personne ne se pose la question de savoir pourquoi, et jusqu’à quel point les responsables du BMX peuvent être impliqués dans les homologations de pistes et leurs conceptions ?

Ce point a bien sûr été évoqué en Conseil d’Administration de la Fédération et la construction de toute piste provisoire sera exécutée (plan et suivi de mise en place) avec le concours de référents désignés sous la responsabilité de la FFC. Celà vient de fonctionner avec succès à Douai.

Comment se déroule une séance de la CNBMX, qui propose quoi, comment sont définis les rôles et de quelle façon les membres arrivent-ils à mettre un sujet en avant plus qu’un autre ?

L’ordre du jour est établi par le Président au fil des semaines qui séparent 2 réunions. Les sujets sont ceux émanant de la base suite aux discussions et échanges que nous pouvons avoir par courrier ou tout simplement autour des pistes ( membres de la CN ). Un sujet peut être mis plus en avant qu’un autre si le nombre de demandes est important (ex plusieurs comités ont le même problème)

Peut-on imaginer qu’un jour la Fédération vienne en aide aux clubs organisateurs des compétitions nationales de façon à soulager financièrement les bureaux directeurs ?

NON pas directement. La Fédération n’a pas pour vocation d’aider financièrement les clubs organisateurs. Pour toutes les autres disciplines, la FFC est organisatrice des évènements et non pas les clubs. Pour «  professionnaliser «  les organisations il faut effectivement qu’une fédération soit l’organisatrice des évènements, mais notre fonctionnement actuel et nos mentalités ne sont pas prêtes encore à franchir le pas.
OUI dans le sens ou elle peut rechercher ( CN ou service communication ) des partenaires comme Look O Look cette année.


En 2009, les élections devraient élire une nouvelle commission, comment cela devrait se passer, pouvez-vous nous éclairer sur l’organisation générale de ces élections, n’importe qui peut se présenter, comment faire ?

Un appel à candidature sera inséré dans le journal officiel La France Cycliste et à partir de là  tout  licencié pourra se présenter pour le collège BMX. Ces élections auront lieu fin février. Un membre sera élu au sein du Conseil d’Administration de la FFC pour le BMX  et constituera sa commission selon son choix.

René Nicolas va bientôt quitter le poste qu’il occupait au sein de la Fédération, un poste difficile car cela traitait des inscriptions, classements et rapports aussi avec les autres fédérations, va-t-il être remplacé et de quelle manière ?

René Nicolas est à la retraite à la fin juin. Il assurera le Championnat de France à Compiègne et la formation de son successeur. Un recrutement est en cours. Le poste sera un temps plein basé à Rosny sous Bois.

Comment voyez-vous le BMX dans 20 ans ?

Je pense que nous allons poursuivre et en tout cas c’est mon souhait une progression que certains vont trouver lente mais sûre, nous donnant le temps à tous de se structurer. Nos seules possibilités pour nous développer sont des créations de sections BMX dans les clubs de vélos traditionnels AVEC L’AIDE des clubs de BMX voisins et la mise en place d’entraîneurs salariés ( emploi tremplin ) pour élargir les créneaux horaires dans les clubs BMX existants et ouvrir par exemple à la pratique en milieu scolaire. Je fixe un objectif : doubler notre effectif et atteindre 24000 licenciés.

Alors on va poser une série de questions, qui correspond à ce que l’on peut lire comme interrogations dans les forums ou entendre sur le bord des pistes, d’accord ? Prêt ?

Les 8 ans et moins vont-ils revenir en Coupe de France ?
NON

Les pupilles et benjamins vont-ils disparaître à terme des courses nationales ?
A VOIR ce sujet sera réexaminé à moyen terme pupilles.

Les cruisers vont-ils aussi toujours faire partie des catégories en CDF et indoors ? les catés challenge ?
Pas de changement à court terme

Est-ce que les pistes françaises vont enfin arrêter de ressembler à des champs de bosses un jour ?
Par la force des choses par rapport à la responsabilité en cas d’accident et le recours aux avocats qui va devenir fréquent. Pour rappel mise en place d’un référent pour la construction des pistes provisoires dans un premier temps.

Existera-t-il un jour un site 100% réservé au BMX en France, en relation directe avec la Fédération qui gère les inscriptions aux courses, qui donne les infos ?
Oui c’est en cours pour les autres disciplines avec pour le moment certaines difficultés de mise en place pour les inscriptions en ligne. La réussite d’un tel projet est liée aux moyens financiers et compétences réunies.

Comment feront les dames en 2009 pour se qualifier en catégorie cruiser au challenge mondial si elles n’ont pas passé les manches en 2008 sur les CDF et indoors puisque le règlement stipule que tous ceux qui ne passent pas les manches en CDF ou inter région ne sont pas qualifiés pour la saison suivante ?
Les pilotes féminines du fait de leur effectif réduit ne sont pas concernées par cette restriction pour le moment

Le TFBMX va-t-il vraiment se mélanger aux autres épreuves cyclistes du même genre à partir de 2009 ?
NON retard pris sur ce dossier et report à 2010. par contre, c’est une volonté forte de rassembler tous les jeunes sur une même épreuve tous les 4 ans (et non pas tous les ans à moins que cela ne devienne un vrai succès)

Quel élément déterminant prouvera un jour que le BMX s’est vraiment professionnalisé ?
Ce sport a la particularité de s’adresser à un public très jeune et cette image qui nous colle à la peau occulte bien souvent les efforts faits par quelques dirigeants qui ont la volonté de professionnaliser leurs structures. La mise en place des DN est la première marche d’un escalier à plusieurs paliers :
- Obligation d’avoir dans leurs effectifs un encadrement Brevet d’Etat.
- Pilotes n’ayant plus à se soucier de l’aspect financier de leur saison ce qui est une amélioration non négligeable.
Pour aller plus loin et pouvoir salarier les pilotes ( si on veut être un vrai sport pro ) il faudra que le BMX soit médiatisé à la suite des JO, avoir un format de course qui corresponde à une attente du public.

Des remerciements ?

A toute l’équipe qui m’entoure à la CNBMX pour le travail fourni par chacun, ainsi que tous ceux qui de près ou de loin de leur région ou clubs font avancer notre sport.

 
02 juillet 2008
Par Laurent "Spike" Vendittelli
 
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